La réalité mixte 100% Femme Digitale

L’évènement et ses enjeux

 
C’est à Paris, au cœur de l’emblématique Maison de La Radio, qu’a eu lieu la 6e édition de la Journée de la Femme Digitale. L’objectif de cet événement désormais incontournable ? Réunir pour quelques heures des femmes possédant des parcours professionnels d’exception dans l’univers du numérique. Placée sous le signe de l’entreprenariat au féminin, la #JFD18 encourage la communauté féminine à se sentir légitime d’entreprendre et prône une plus grande mixité dans le secteur du numérique. 

La journée est clôturée par la remise des Margaret Awards qui récompensent les femmes porteuses de projets numériques remarquables. 

Lucie Basch

Co-fondatrice et directrice de Too Good To Go et lauréate des Margaret Awards 2018 dans la catégorie entrepreneure.

Co-fondatrice et directrice de Too Good To Go et lauréate des Margaret Awards 2018 dans la catégorie entrepreneure.

Siham Laux

Fondatrice et CEO d'Ôfildesvoisins au sein du groupe LaPoste et lauréate des Margaret Awards 2018 dans la catégorie intrapreneure.

Fondatrice et CEO d’Ôfildesvoisins au sein du groupe LaPoste et lauréate des Margaret Awards 2018 dans la catégorie intrapreneure.

Delphine Remy-Boutang, fondatrice et organisatrice de la Journée de La Femme Digitiale

Delphine Remy-Boutang, fondatrice et organisatrice de la Journée de la Femme Digitale

 

La réalité mixte au cœur de la #JFD18

Réalité mixte HoloLens Synergiz

Expérience de réalité mixte HoloLens animée par Aurélie Maillard de Synergiz

Les visiteuses et visiteurs de cette journée ont pu profiter de plusieurs stands innovants. Entre autres, le stand Synergiz destiné à l’expérimentation du dispositif de réalité mixte HoloLens de Microsoft.

 

remise de prix interactiveEn lien avec l’innovation sociétale que cet évènement génère, Microsoft a souhaité marquer les esprits à travers une remise de prix d’un nouveau genre. C’est avec un immense plaisir que nous avons contribué à la première remise de prix en réalité mixte grâce au dispositif HoloLens. L’équipe Synergiz a ainsi dévoilé une application aux allures galactiques permettant aux lauréates du jour de découvrir leur prix tout en partageant leur expérience immersive avec l’audience. Grâce à un dispositif appelé « Spectator View » mixant hologrammes et vidéo, le public a pu vivre une expérience live riche et inédite.

 

Comme le public présent ce jour-là, vous aussi faites l’expérience immersive de la réalité mixte à travers le making-of de la remise des Margaret Awards.

(FR) HoloLens x Augmented Video Live from SYNERGIZ on Vimeo.

Féminisation du numérique : un enjeu économique

Aujourd’hui, sur 18,5 millions d’étudiants européens, 55 % sont des filles. Mais dans les disciplines scientifiques (mathématiques, sciences, technologies), elles sont moins d’une sur trois. Parallèlement, l’Europe se demande comment elle va parvenir à former suffisamment de jeunes ingénieurs et informaticiens pour répondre à la demande d’un secteur en forte croissance. La même question se pose face à la concurrence accrue des grands pays émergents comme l’Inde et la Chine qui depuis 2004, forme plus de diplômés dans ces disciplines que l’Europe et que leur nombre qui a doublé ces cinq dernières années, est en croissance exponentielle.

De fait, l’égalité hommes-femmes constitue non seulement un enjeu social, mais également économique pour l’accès aux métiers du numérique où les filles ne représentent encore que 28% de la filière. Focus sur les initiatives menées au sein de la filière numérique à l’occasion de la  journée internationale de la femme qui s’est tenue le 8 mars, sur le thème « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous ».

Pour la parité dans le code !

Bien que le cliché du hacker solitaire et obsédé par ses algorithmes ait la dent dure, le secteur a déjà évolué. Et même si le geek n’a pas son équivalent féminin, les métiers du numérique commencent à attirer de plus en plus d’étudiantes. A cela plusieurs raisons :

  • La culture web devenue universelle pour les générations Y et Z qui baignent dedans depuis les bancs de la petite école ;
  • Les connaissances en matière de programmation qui deviennent de plus en nécessaires dans de multiples métiers adjacents (communication, marketing, gestion de projet, éducation…) ;
  • Les salaires plus élevés pour des postes de développeur auxquels les filles aussi prétendent.

A l’heure où les mutations économiques, sociales et culturelles sont largement portées par les nouvelles technologies (il suffit de voir le rôle joué par Internet dans les révolutions des Printemps arabes pour en prendre la mesure), la féminisation de l’informatique va être fondamentale dans la décennie à venir.

Des initiatives pour favoriser la mixité dans les TIC

On assiste actuellement à la mise en place d’initiatives sous forme de conférences, workshops ou cours de coding dédiés aux filles, ou encore de manifestations comme à l’instar de la conférence La journée de la femme digitale qui s’est tenue à Paris pour la seconde année. De même, on trouve Girls in Tech Paris, la branche française du réseau international fondé à San Francisco en 2007 par Adriana Gascoigne. Leur démarche consiste à favoriser la mixité autour d’événements d’ampleur ouverts à tous, dans une dizaine de pays dont l’Inde, le Brésil, la Grèce, la Chine et bientôt l’Italie et la Finlande où est née également Rails Girl. Il s’agit là d’une « une initiative mise en place pour proposer aux jeunes femmes une première expérience de la conception de logiciels qui soit à la fois ludique et facile », explique Linda Liukas, cofondatrice du mouvement avec Karri Saarinen.

Parallèlement, Digigirlz s’inscrit dans le cadre du programme mondial d’accompagnement de la jeunesse mené par Microsoft, en partenariat avec les pouvoirs publics et les tissus associatifs locaux. D’ici à 2015, Microsoft s’engage à aider 300 millions de jeunes dans plus de 100 pays à acquérir les compétences, les outils et le réseau nécessaire à la révélation de leur potentiel. L’initiative se concentre sur trois champs d’action, à savoir faciliter l’accès à la formation, en particulier dans les situations où le lien avec l’éducation est difficile voire rompu, libérer le potentiel des talents de demain en les dotant des outils dont ils ont besoin et enfin, et favoriser l’accès à l’emploi ou la concrétisation de leur projet entrepreneurial.

 

On voit bien, à travers ces différents projets que la société numérique doit être portée aussi bien par les hommes que par les femmes, afin qu’elles puissent aussi apporter leur créativité et leur perspective spécifique au secteur numérique qui se façonne. Et dans le champ des technologies de l’information, de la communication et de l’informatique, bien plus qu’un enjeu, la diversité est une marque de qualité, de progrès et d’enrichissement.

Liens :
http://gitparis.com/
http://www.lajourneedelafemmedigitale.fr
http://www.microsoft.com/en-us/diversity/programs/digigirlz/default.aspx