Sécurité & BYOD : Et vous, quel camp avez-vous choisi ?

Les pratiques dans l’entreprise changent, les salariés travaillent désormais sur plusieurs devices, sans parler de l’utilisation de leur propre smartphone ou tablette ainsi que le recours au cloud personnel dans le cadre professionnel. Parmi les entreprises, il y a celles qui ont intégré ces usages dans leur politique de sécurité ; c’est ce qu’on appelle le BYOD (Bring your own device). Puis il y a les autres qui les rejettent, avec pour argument la menace que fait peser sur la sécurité des données, le partage d’informations personnelles via les outils de cloud public. Tout cela dresse alors le canevas d’une problématique qui se pose pour toutes les DSI : Quid de la sécurité des données de l’entreprise ?

Espionnage, pirates et terrorisme…

Un vent de panique souffle sur nos sociétés de communication modernes avec les récentes révélations relatives au vaste réseau d’écoute, orchestré par les Etats-Unis afin d’espionner ses voisins européens. Alors qu’en haut-lieu, on semble feindre de s’en émouvoir, il existe pourtant bel et bien un risque réel et stratégique pour les acteurs économiques que sont les entreprises. Innovations, données techniques et brevets sont désormais les enjeux d’une bataille économique qui ne dit pas son nom.

La génération Y, prête à transgresser les règles de sécurité ?

C’est du moins ce que révèle un sondage* dans lequel 70 % des jeunes actifs français interrogés se disent prêts à transgresser la politique de leur entreprise si elle interdit le BYOD, contre 51 % pour la moyenne monde. Les éléments stockés par les collaborateurs dans le cloud public peuvent concerner des documents stratégiques sensibles, de type contrat ou business plan (22 %), des données clients (33 %), des emails professionnels (54 %) et même des mots de passe (12 %). Cependant, 82 % des jeunes cadres Français interrogés sont prêts à suivre une formation de sensibilisation aux risques du BYOD.

(*) L’étude a été conduite en octobre par Vision Critial dans vingt pays, auprès de 3 200 salariés âgés de 21 à 32 ans, de niveau bac+4 et plus.

Itinéraire d’une faille dans les process de sécurité

Très souvent, les collaborateurs qui ont une parfaite connaissance de ces outils pour les utiliser quotidiennement de leur vie personnelle, vont y avoir recours pour pallier l’absence de solution professionnelle, notamment pour l’échange ou le partage de données volumineuses avec l’extérieur de l’entreprise. Ces solutions « publiques » offrent l’avantage de pouvoir créer un compte rapidement et gratuitement afin d’accéder à des espaces de stockage très important. Mais si ce type d’initiative part d’une volonté d’efficacité, elle n’en demeure pas moins extrêmement risquée, car à n’importe quel moment, le fichier peut être intercepté ou ouvert par quelqu’un de mal intentionné.

Pour se prémunir, les entreprises doivent investir

… et proposer des solutions qui permettront aux collaborateurs de disposer d’outils fiables et professionnels, garantissant ainsi le respect de la confidentialité des données. D’autant que leurs équivalents professionnels existent comme par exemple, Skydrive Pro au lieu de Skydrive. De plus, la sensibilisation des salariés aux risques et l’adhésion aux bonnes pratiques de sécurité ne doivent pas être négligées. C’est pourquoi le déploiement doit nécessairement s’accompagner d’une volonté claire de l’entreprise, qui se traduit par une démarche d’accompagnement au changement ou de formation. Cela représente bien sûr un investissement à grande échelle mais à combien estimer le vol de données stratégiques ?

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Cloud : De la tendance au succès ?

La déferlante du Cloud est-elle en train d’avoir lieu ? Des chiffres annonçant une adhésion croissante pleuvent de toutes les études portant sur le phénomène. Pourtant des réticences persistent, notamment avec la question majeure à l’origine de toutes les craintes : la sécurité des données. Petit focus sur ce village dans les nuages…

Quelques chiffres

Le cabinet Gartner a recensé dans une récente étude, qu’il y aurait dans les entreprises 50 millions d’utilisateurs de messagerie et collaboration hébergés dans le cloud, ce qui ne représente finalement que 8% des utilisateurs (sans la Chine et l’Inde). Si l’étude prévoit une adhésion plus franche en 2015, avec une part de marché de 33% d’ici 2017, elle révèle qu’au moins 10% des solutions seront utilisées dans le cloud à la fin 2014.

Le mail, un argument décisif

Elément de décision déterminant pour une orientation vers le cloud, le mail constitue un argument qui fait pencher la balance. En effet, le temps où les salariés consultaient leurs emails uniquement à partir de leur seul ordinateur de bureau est bel et bien révolu. Aujourd’hui, c’est en moyenne sur 4 « devices » qu’ils utilisent leurs outils de messagerie et de collaboration (PC portable, tablette, smartphone…). Alors ne serait-ce que pour rationaliser ses coûts d’installation, de maintenance et de mises à jour, les entreprises sont tentées d’opter pour des solutions dans le cloud. Un argument économique qui trouve écho auprès de 69% des TPE françaises qui, selon une étude Ipsos, ont recours au cloud computing.

Mais gardons-nous de toute conjecture hâtive ! Le cloud n’est pas l’apanage des PME ! Preuve en est cette déclaration de Microsoft qui vient d’annoncer, 3 ans après le lancement de son cloud Windows Azure, que plus de la moitié des entreprises du Fortune 500 l’utiliserait.

Optimisation des coûts versus sécurité ?

Qu’il s’agisse de cloud ou d’hébergement en local, les craintes (légitimes) des entreprises subsisteront toujours, portant de manière récurrente sur :

  • la sécurisation des données
  • la perte de données
  • la confidentialité

Pourtant, il ne faut pas oublier que même stockées dans le Cloud, ces données sont bien tangibles dans des gigantesques data centers. Les données accessibles dans Offices 365 ou Azure sont hébergées sur les serveurs de Microsoft basés en Europe à Dublin, avec un backup à Amsterdam.

Sauter le pas… mais accompagné !

Choisir une solution Cloud ne doit pas être vécu comme une prise de risque. Quant aux questions plus techniques qui demeurent, la migration des données et le déploiement de nouvelles solutions (SharePoint online, office365…) peuvent être effectués par des spécialistes sur les solutions Cloud, afin de garantir que ses données – mails, contacts, fichiers – arrivent à bon port, comme si rien n’avait changé pour l’utilisateur.

Enfin, une chose est certaine, c’est que la conception que l’on se fait de l’externalisation des données a évolué et ce mode d’hébergement s’est fait une place largement crédible dans le paysage. Mais contrairement aux idées reçues, cette révolution n’est pas technologique car elle s’appuie sur des technologies éprouvées depuis longtemps… Aujourd’hui, la sécurité et le stockage de données dans le Cloud est bien le fait d’une petite révolution, mais une évolution des usages !

Mener sa stratégie digitale : et vous, où en êtes-vous ?

« Stratégie numérique » : rien que ces deux mots accolés l’un à l’autre font trembler certaines entreprises et PME dont le cœur l’activité se situe bien loin des technologies de l’information et de la communication. Trop souvent, l’échéance du numérique demeure crainte, perçue comme une norme ou comme une pilule qui serait difficile à faire passer. Mais posons-nous la question : Et si l’innovation n’était pas un objectif mais bien un moyen qui même tendrait à faciliter la vie de l’entreprise… ?

Le numérique déjà au cœur des Process organisationnels

« Le numérique n’est pas seulement un secteur industriel, c’est une transformation économique et sociale complète » rappelait en 2012 Henri Verdier, président du pôle de compétitivité Cap Digital.

C’est un fait, avec 20 millions d’emplois et l’équivalent d’1 ¼ de la croissance française (1), le numérique n’est plus l’apanage de sociétés qui naviguent dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Les entreprises qui se dotent de stratégies et de solutions numériques appartiennent au Retail, à l’industrie gazière ou pharmaceutique, à la Presse ou encore à l’éducation… Rien que pour le secteur des médias et des loisirs, le numérique générera 64% de la croissance mondiale du secteur en 2017. La part du numérique sur le marché français devrait passer de 11% en 2012 à 20% en 2017 (2).

Et si vous y regardez de plus près, la révolution numérique a déjà fait son entrée par la petite porte de votre entreprise… Si, si, pour preuve : Comment communiquez-vous avec vos collaborateurs ? De quelle manière captez-vous de nouveaux marchés ? Où sont capitalisées et traitées vos données clients ? Avec quels outils observez-vous vos indicateurs ? Comment êtes-vous visible sur le Net ? Autant de questions auxquelles la plupart des entreprises ont déjà répondu… Peut-être dans un premier temps davantage de force que de gré, mais à présent, très peu de ces organisations pourraient faire machine arrière, d’autant que dans bien des cas, ces nouvelles pratiques ont permis de repenser l’organisation et les process, entraînant ainsi des gains de temps et de rentabilité, ou même l’accès à de nouveaux marchés.

Gare à l’effet spectaculaire

Attention toutefois car si la solution, aussi innovante soit-elle, n’a pas d’utilité avérée, elle tombera dans l’oubli. Preuve en est le nombre de découvertes farfelues qui n’ont pas su répondre à des besoins latents d’utilisateurs, qui pourtant ne demandent qu’à être comblés. Comme pour tout produit, une solution numérique doit donner la réplique à un besoin clairement identifié dans l’entreprise et résulter d’une vraie stratégie produit pour celle qui la lance. Et à ce niveau-là, l’improvisation n’est pas de mise et rien ne remplace l’expertise et la connaissance des solutions numériques.

De plus, l’accès aux nouvelles technologies par tout à chacun, du simple internaute au développeur, et l’aspect parfois extraordinaire que peuvent recouvrir ces solutions innovantes, ne doivent pas jeter de la poudre aux yeux des utilisateurs. A terme, c’est objectivement la qualité du produit, son usage quotidien et l’adhésion massive par les utilisateurs dans le temps qui détermineront sa réelle nécessité.

Les bénéfices du numérique

Qu’on se le dise, quantifier les bénéfices procurés par la mise en œuvre de solutions numériques dans l’organisation n’est pas chose facile et d’ailleurs, très peu de chiffres précis existent sur la question. En revanche, tout le monde s’accorde à dire que si l’on devait quantifier les pertes dues à l’absence de stratégie numérique, il y aurait sans doute de quoi y passer des nuits blanches.

La révolution numérique est largement en marche : la question n’est donc plus exactement de savoir combien on va y gagner, mais surtout ce que l’entreprise aurait à y perdre, ne serait que d’un point de vue concurrentiel, à ne pas s’investir dans la voie du numérique.

De plus, le numérique est unanimement considéré comme un formidable accélérateur de croissance par les entreprises qui l’ont intégré à leur fonctionnement quotidien. Dans tous les cas, cet investissement doit nécessairement s’appuyer sur une stratégie numérique mûrement réfléchie, à laquelle les différentes Directions d’une entreprise (en particulier DSI et Marketing) devront adhérer afin de s’entendre pour coordonner les investissements.

L’accompagnement de sa stratégie digitale

Modifier son offre e-commerce, diversifier ses canaux de vente, opter pour le Cloud, se doter de nouvelles technologies, partager l’information en ligne, se lancer dans une stratégie numérique interactive… Pour maîtriser toutes ces mutations, les entreprises, Grands comptes comme les PME, sont avant tout demandeuses d’accompagnement : aide à la construction d’une stratégie numérique et à une meilleure appréhension de la demande ; demande d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques, accompagnement dans la mise en œuvre opérationnelle et la conduite du changement dans l’entreprise.

Cette démarche n’est pas anodine et s’inscrit dans la vision à long terme des entreprises qui souhaitent être actrices de leur (r)évolution numérique. Qu’on se rassure, du jour au lendemain, aucune organisation traditionnelle ne s’est hissée à la pointe de l’innovation en un claquement de doigt. Pour optimiser ce virage déterminant, les organisations doivent mener une réflexion globale, déterminer leurs besoins et leurs axes d’amélioration afin de favoriser l’adéquation de solutions numérique avec leur cœur de métier.

 

(1) Chiffres du Ministère du Redressement Productif

(2) Selon une étude de PricewaterhouseCoopers – 2013