Objet connecté : ce qui va changer notre manière de concevoir

L’Internet des Objets, également intitulé Internet of Thinks (IoT), est une tendance de fond que l’on voit arriver aujourd’hui dans les entreprises, mais que l’on ne perçoit pas encore complètement.

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Conception, matériau, énergie : le nouveau paradigme

Dans l’Internet des Objets, on a bien entendu l’objet connecté type « bijou », celui que l’on va mettre au bras. Pour autant, l’Internet des objets, c’est bien plus que cela : c’est cette capacité à doter « d’intelligence » n’importe quel objet du quotidien, pour un usage professionnel ou domestique. Pour les entreprises, cela commence déjà par se traduire par des réseaux de capteurs de données permettant de parfaire les modèles analytiques existants, voire de poser les premières briques du développement du prédictif. Il s’agit surtout d’un pari fondamental pour les sociétés utilisatrices qui recherchent constamment à offrir aux consommateurs des services qualifiés et personnalisables. Côté infrastructure, pour la sphère informatique, il existe aussi de véritables enjeux en termes de fiabilité et de sécurité. Mais cela conduit surtout à relever de nouveaux challenges en matière de conception, de matériau et d’alimentation énergétique.

L’approche par le design pour appréhender les usages

C’est une tendance de fond : l’objet connecté nécessite d’intégrer de plus en plus rapidement la notion de design. Encore considéré il y a peu comme le parent pauvre, l’approche par le design permet de focaliser un projet sur le besoin et la façon dont on va y répondre. Trop souvent restreint à l’esthétisme ou l’ergonomie, le design va beaucoup plus loin que cela. C’est la raison d’être de l’objet : pourquoi est-il fait ? Comment va-t-il être manipulé ? Cette nouvelle approche est aussi renforcée par la montée en puissance des « Makers ». Né aux Etats-Unis il y a quelques années, ce mouvement se traduit aujourd’hui par une déferlante de manifestations de « bidouilleurs » qui vont prototyper et tester des modèles. Cela s’inscrit également dans une logique d’innovation ouverte où les « start-up week-end », « boots camps » et autres « hackathons » fédèrent des acteurs pour créer de nouveaux objets connectés en agrégeant des compétences autour du matériel, du logiciel, du design et du marketing.

Des laboratoires de quartier pour accéder à la phase expérimentale

Passée la phase de prototypage, à base de Gadgeteer ou d’Arduino (peu importe), les « Maker Spaces » ou autres « Fablabs », qui commencent à fleurir sur nos territoires, offrent la possibilité d’imprimer en 3D prototype et packaging et de mettre très rapidement le produit dans les mains des utilisateurs afin de voir comment ils réagissent. Pour ce qui concerne la phase d’industrialisation, là bien entendu, il s’agit d’une autre histoire …

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Pour comprendre et se familiariser avec cette nouvelle tendance, deux grands événements auront lieu en France à Paris et en Province au Printemps. Vous pourrez y croiser nos « Makers » maison qui vous feront partager leur approche du sujet.
Mini Maker Faire – Saint-Malo – 11&12 avril 2015
Maker Faire – Paris – 2&3 mai 2015

Crédits photos : Bakhtiarzein, Fabrice Barbin.