Les nouveaux défis du commerce connecté

Digitalisation de point de vente, magasin phygital, expérience interactive, push information… Tout le monde en parle mais sont-ils nombreux à l’appliquer vraiment de manière globale et stratégique ?  Décryptage des concepts et des dispositifs à adopter dans sa réflexion autour de l’évolution du commerce connecté.

La place du numérique dans le commerce connecté

Environnement concurrentiel par nature, le commerce a toujours été contraint de s’adapter pour gagner des parts de marchés sur ses concurrents, soit par une diversification, par une montée en gamme ou par une stratégie de prix bas. Aujourd’hui, le commerce connaît une nouvelle révolution qui tient à la diversité des outils numériques développés exclusivement pour lui.

Mais si les technologies offrent de nouvelles perspectives au retail, les enjeux du commerce connecté restent les mêmes que pour celui du commerce traditionnel : Attirer le client en magasin en l’incitant à s’engager dans l’acte d’achat, à la différence près que cela se fait désormais grâce à des dispositifs numériques gagnant-gagnant. En effet, la course aux fans est révolue au profit de la qualité de la relation avec le client et de son engagement.

Les dispositifs numériques innovants

Tout d’abord, ce vaste chantier qu’est la digitalisation du point de vente ou « phygital » (consistant à intégrer les atouts du digital en des lieux physiques) doit résulter d’une réflexion stratégique sur la transformation du commerce. « 85% de nos revenus passent encore par ce canal, précise Marc-Antoine Hennel, directeur du marketing chez Philips. Mais s’il reste fondamental, le point de vente doit évoluer pour répondre aux attentes d’un client beaucoup plus informé que dans le passé. »

Les moyens à disposition, plus interactifs, plus efficaces et qui offrent un meilleur retour sur investissement (ROI) permettent d’orienter sa stratégie digitale selon différents objectifs :

  • Promotion de produit / marque
  • Présentation de catalogue interactif sur lieu de vente
  • Accompagnement de l’acte d’achat / conseil
  • Flux de information push / suggestion
  • Fidélisation clients

Ces « nouveaux » services interactifs qui font la différence in store, se matérialisent sous différents dispositifs à adapter selon les scénarios de vente et les besoins ciblés par le commerçant pour améliorer ses ventes :

  • sms géolocalisés
  • Vitrine interactive
  • Cabine connectée
  • Table / tablette
  • Smartphone
  • Web (click and collect…)

Nouvel enjeu : la fidélisation et la connaissance du client

Enfin, si la digitalisation du magasin est train de passer de la boutique-test à la généralisation des enseignes, une nouvelle tendance se dessine dans l’intégration du digital : la connaissance du client. Car ce qui intéresse toutes les marques, c’est de recueillir de la donnée qualifiée sur ses clients : Savoir qui ils sont, quels sont leurs goûts ou leurs habitudes d’achat… Intrusif ? Pas forcément car il n’est pas question de récolter des informations à leur insu. De plus, la démarche n’est pas si différente que de souscrire à une carte de fidélité, qui serait là plus numérique et plus interactive.

Les technologies RFID, NFC, les beacons et en particulier le Smartphone qui constitue dans une certaine mesure, le prolongement de l’identité du client, sont des pistes utilisées pour permettre au client de s’authentifier sans avoir besoin de ressaisir sans arrêt ses identifiants ou ses coordonnées. De plus, support privilégié du commerce omnicanal, le mobile modifie les habitudes et les parcours d’achat, avec un client qui consultera les avis des consommateurs et qui se fera ambassadeur d’une marque si celle-ci le récompense (réductions, cadeaux…).

Par cette connaissance accrue de leur cible, les marques veulent personnaliser au maximum leur offre en fonction du client. En somme, être pro-actif face à ce client hyper-connecté va devenir un enjeu déterminant dans la  relation entre l’enseigne et le consommateur… et surtout constituer un avantage concurrentiel certain.

Revoir l’interview de Fabrice Barbin sur les Commerces connectés : quelles solutions numériques pour doper les ventes ?


Interview de Fabrice Barbin, président de Synergiz par Rennes_Atalante

Interfaces naturelles : pourquoi les entreprises les adoptent

A l’occasion des TechDays qui se sont déroulés le mois dernier, le mensuel IT Pro a interviewé quelques uns des speakers qui ont animé des sessions sur l’événement, comme Fabrice BARBIN à l’issue de « NUI4Fun ».

Rappelant l’importance de faire converger Innovation et Système d’Information, notre MVP Kinect a expliqué en vidéo, pourquoi les interfaces naturelles étaient de plus en plus plébiscitées pour les usages professionnels, et toute la valeur qu’elles pouvaient apporter aux entreprises qui les adoptent dans leur stratégie digitale.

En donnant différents exemples de secteurs professionnels qui se sont emparés de ces nouvelles technologies, il illustre ici les multiples possibilités offertes par les NUI ; qu’il s’agisse d’usages plus intuitifs qui invitent les utilisateurs à l’action, ou encore de levées de contraintes liées à l’environnement de travail (industriel ou médical), empêchant par exemple le personnel de manipuler des outils numériques comme le clavier ou la souris.

Si vous l’avez loupée, voici la séquence « lance-missile » de la session « NUI4Fun » :

Féminisation du numérique : un enjeu économique

Aujourd’hui, sur 18,5 millions d’étudiants européens, 55 % sont des filles. Mais dans les disciplines scientifiques (mathématiques, sciences, technologies), elles sont moins d’une sur trois. Parallèlement, l’Europe se demande comment elle va parvenir à former suffisamment de jeunes ingénieurs et informaticiens pour répondre à la demande d’un secteur en forte croissance. La même question se pose face à la concurrence accrue des grands pays émergents comme l’Inde et la Chine qui depuis 2004, forme plus de diplômés dans ces disciplines que l’Europe et que leur nombre qui a doublé ces cinq dernières années, est en croissance exponentielle.

De fait, l’égalité hommes-femmes constitue non seulement un enjeu social, mais également économique pour l’accès aux métiers du numérique où les filles ne représentent encore que 28% de la filière. Focus sur les initiatives menées au sein de la filière numérique à l’occasion de la  journée internationale de la femme qui s’est tenue le 8 mars, sur le thème « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous ».

Pour la parité dans le code !

Bien que le cliché du hacker solitaire et obsédé par ses algorithmes ait la dent dure, le secteur a déjà évolué. Et même si le geek n’a pas son équivalent féminin, les métiers du numérique commencent à attirer de plus en plus d’étudiantes. A cela plusieurs raisons :

  • La culture web devenue universelle pour les générations Y et Z qui baignent dedans depuis les bancs de la petite école ;
  • Les connaissances en matière de programmation qui deviennent de plus en nécessaires dans de multiples métiers adjacents (communication, marketing, gestion de projet, éducation…) ;
  • Les salaires plus élevés pour des postes de développeur auxquels les filles aussi prétendent.

A l’heure où les mutations économiques, sociales et culturelles sont largement portées par les nouvelles technologies (il suffit de voir le rôle joué par Internet dans les révolutions des Printemps arabes pour en prendre la mesure), la féminisation de l’informatique va être fondamentale dans la décennie à venir.

Des initiatives pour favoriser la mixité dans les TIC

On assiste actuellement à la mise en place d’initiatives sous forme de conférences, workshops ou cours de coding dédiés aux filles, ou encore de manifestations comme à l’instar de la conférence La journée de la femme digitale qui s’est tenue à Paris pour la seconde année. De même, on trouve Girls in Tech Paris, la branche française du réseau international fondé à San Francisco en 2007 par Adriana Gascoigne. Leur démarche consiste à favoriser la mixité autour d’événements d’ampleur ouverts à tous, dans une dizaine de pays dont l’Inde, le Brésil, la Grèce, la Chine et bientôt l’Italie et la Finlande où est née également Rails Girl. Il s’agit là d’une « une initiative mise en place pour proposer aux jeunes femmes une première expérience de la conception de logiciels qui soit à la fois ludique et facile », explique Linda Liukas, cofondatrice du mouvement avec Karri Saarinen.

Parallèlement, Digigirlz s’inscrit dans le cadre du programme mondial d’accompagnement de la jeunesse mené par Microsoft, en partenariat avec les pouvoirs publics et les tissus associatifs locaux. D’ici à 2015, Microsoft s’engage à aider 300 millions de jeunes dans plus de 100 pays à acquérir les compétences, les outils et le réseau nécessaire à la révélation de leur potentiel. L’initiative se concentre sur trois champs d’action, à savoir faciliter l’accès à la formation, en particulier dans les situations où le lien avec l’éducation est difficile voire rompu, libérer le potentiel des talents de demain en les dotant des outils dont ils ont besoin et enfin, et favoriser l’accès à l’emploi ou la concrétisation de leur projet entrepreneurial.

 

On voit bien, à travers ces différents projets que la société numérique doit être portée aussi bien par les hommes que par les femmes, afin qu’elles puissent aussi apporter leur créativité et leur perspective spécifique au secteur numérique qui se façonne. Et dans le champ des technologies de l’information, de la communication et de l’informatique, bien plus qu’un enjeu, la diversité est une marque de qualité, de progrès et d’enrichissement.

Liens :
http://gitparis.com/
http://www.lajourneedelafemmedigitale.fr
http://www.microsoft.com/en-us/diversity/programs/digigirlz/default.aspx