Startups : 5 bonnes raisons de soigner votre design interactif

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1. Répondre à une problématique avec le maximum de simplicité

«  La première exigence d’une expérience utilisateur réussie est de répondre aux besoins exacts d’un client, sans difficulté, ni effort ». Comme Don Norman, nous sommes convaincus que, pour qu’un projet soit couronné d’un minimum de succès, il est aujourd’hui plus que jamais essentiel de placer « l’utilisateur » au centre de toutes les réflexions. Savoir appréhender l’approche interactive est la meilleure façon d’aboutir à une expérience utilisateur concluante, au sens où elle est à même de provoquer une émotion, de déclencher les actions ou réactions pouvant aboutir aux résultats escomptés.

Voir aussi : comment créer de la valeur par le digital

2. Initier et entretenir un dialogue régulier avec sa cible

Indépendamment du moyen, du contexte et du lieu, votre organisation doit être en capacité d’offrir des opportunités originales d’interaction dont la réminiscence puisse être profitable à l’imprégnation de cette expérience unique dans l’esprit ciblé. Au même titre que le marketing, le financement, la gestion de projet et le management, l’approche technique fine induite par le design interactif constitue un excellent moyen de périmétrer votre projet et de lui offrir les capacités d’évolution requises en phase de développement accéléré.

Voir également : comment structurer sa réflexion et formaliser sa méthodologie

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3. Explorer, tester de nouveaux usages

Le design interactif couvre aujourd’hui des domaines aussi variés que la conception de produits, l’architecture d’environnement et l’élaboration de dispositifs mettant à la fois en jeu des interactions numériques et des interactions physiques. Cette approche spécifique nécessite la prise en compte très en amont des attentes des utilisateurs, de leurs actions et de leur contexte d’usage. Le design interactif permet tout aussi bien de définir les contours de ces spécificités et que d’envisager de nouvelles manières d’interagir pour ses clients.

Découvrir un exemple original de design interactif

4. Définir les modalités d’interaction

Le processus de décryptage d’analyse comportementale est une étape incontournable pour définir au mieux les us et coutumes des potentiels consommateurs. Quand et comment consomment-ils ? Quel est leur niveau d’équipement technologique ? Quels sont leurs attentes ? Quels sont les éléments les plus contraignants dans leur processus de consommation ? Voici autant de questions auxquelles l’approche par l’interactivité peut apporter un minimum de réponses tangibles.

Développer les innovations aux services des usages

5. Anticiper et préparer les évolutions

Le design interactif englobe des activités et des méthodologies bien spécifiques : recherche et identification des utilisateurs, définition des personas, scénario d’usage, modalité d’interaction, prototypage, test utilisateur… Autant de pratiques et de techniques qu’il apparaît indispensable de maîtriser lorsque l’on créée sa startup et que l’équipe Synergiz s’attache à appliquer quelle que soit la nature ou la dimension du projet accompagné.

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Envie de tester l’interactivité de votre projet ? Notre équipe se tient à votre disposition pour en parler.

 

 

 

 

Interview Maker

Le « Maker Faire » de Saint-Malo aura lieu maintenant dans dix jours. En attendant l’ouverture des portes, Philippe Bénard, « Maker dans l’âme » et collaborateur chez Synergiz, a accepté de répondre à nos questions afin de nous éclairer sur cet événement.

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Bonjour Philippe. Tu participes bientôt à la « Maker Faire » de Saint Malo. Peux-tu nous expliquer brièvement en quoi consiste cet événement ?

Le rassemblement « Maker » de Saint-Malo est avant tout un événement organisé par des passionnés pour des passionnés qui aspirent à montrer ce qu’ils font par eux même, avec un minimum de matériel et une grande dose de débrouille. De nombreux univers seront représentés : l’électronique, le numérique, la domotique mais aussi la déco, le jardinage ou bien encore les jeux éducatifs. Parmi les animateurs, on comptera aussi bien des professionnels que des particuliers.  Pour cette seconde édition malouine, il y aura bien entendu pas mal de locaux et de bretons de manière générale.

Qu’est qui selon toi caractérise un « Maker » ?

Un « Maker » est par définition quelqu’un de passionné par un sujet, qui va « aller à fond dedans ». Il va consacrer énormément de temps à la réalisation de son projet et en retirer pas mal de satisfaction. Contrairement à certains inventeurs solitaires, le « Maker » est le « Géo trouvetou » des temps modernes : il aime, il partage. Il peut tout aussi bien faire valoir ses réussites que ses échecs. Il adore échanger avec ses compères et n’hésite pas à explorer d’autres univers pour découvrir de nouvelles sources d’inspiration. Il n’y a pas de notion d’âge chez les « Makers », pourvu qu’il y ait l’envie de créer et de partager. Il y a pas mal d’hommes mais les femmes sont également présentes.

Comment devient-on Maker ?

A la base, pour devenir Maker, il suffit simplement d’avoir une passion et de l’assumer. Dans les faits, cela peut-être « Monsieur (ou Madame) Tout Le Monde ». Il peut s’agir d’une personne qui aime le jardinage et qui fabrique ses propres outils par exemple. Le mouvement Maker est un phénomène qui amène du partage, de la cohésion, la nécessité d’avoir des avis et des conseils pour avancer et progresser. Il n’existe pas à proprement parlé de kit « Maker » pour démarrer, mais dans l’esprit, on essaie de faire un maximum les choses par soi-même, on imagine, on invente avec ce que l’on a sous la main.

Qu’as-tu réussi à construire au juste jusqu’à présent ?

Je fabrique pas mal de choses à base de NET Gadgeteer. Il s’agit de petits kits électroniques préassemblés, composés d’une carte-mère et de modules de commande.  A partir de cela notamment, j’ai  réalisé un « proto » permettant de diriger une webcam à distance à l’aide d’un joystick, le tout doté d’une fonction « Pan Tilt » autorisant la rotation et l’inclinaison de la caméra. Un autre pan de mon activité Maker est dédié à la réalisation d’ateliers pédagogiques permettant d’apprendre à utiliser Gadgeteer. D’un point de vue professionnel, mon approche Maker me permet d’imaginer certaines solutions pour interfacer un capteur avec un pc. C’est notamment ce qui a été mise en œuvre chez Synergiz pour la réalisation du distributeur de boisson Red Bull ou bien encore la vitrine interactive pour le groupe Beaumanoir.

Combien de temps cela t’a-t-il pris ? Combien de temps par jour, par semaine, par mois consacres-tu à cette activité ?

Le temps consacré à mon activité Maker est variable. Cela peut être une semaine complète notamment pour la réalisation de cours, comme ceux déjà réalisés pour le lycée technique ou l’Université de Saint-Malo. Pour mon projet de  « moteurs pas à pas », je vais probablement y consacrer plusieurs journées voire certains week-ends complets. Cela dépendra de la complexité et certainement de ma bonne inspiration du moment.

Que vas-tu nous présenter durant le week-end Maker Faire de Saint-Malo ?

Je vais probablement animer un atelier pédagogique autour des modules NET Gadgeteer. Mon idée est de permettre aux participants de réaliser rapidement un appareil photo numérique avec des commandes bouton, un afficheur LCD couleur, une webcam et une carte-mère. Nous utiliserons Visual Studio pour programmer les modules, leur dire les actions à faire, comme aller cherche une image et l’afficher sur l’écran LCD. On peut aussi imaginer ajouter un module de carte SD pour enregistrer l’image. Si je dispose de suffisamment de temps, j’aimerais bien présenter également une réalisation à base de servomoteurs, permettant de développer les usages multidirectionnels de la caméra.

As-tu des sites, des blogs, des lectures à recommander à nos lecteurs qui souhaiteraient à leur tour devenir Maker ?

J’utilise beaucoup les informations disponibles sur les sites web de certains fabricants.  C’est pour moi une mine de renseignements techniques. Je navigue aussi pas mal sur Internet, sur des blogs où les gens partagent leurs réalisations.

Un site pour s’inspirer en français :

http://sysml-gadgeteer.pagesperso-orange.fr/Modules_GADGETEER.htm

Pour ceux qui maîtrisent la langue de Shakespeare, il y a aussi :

http://mikedodaro.net/2012/09/17/gadgeteer-home-automation-system/

Pour trouver les drivers et mises à jour Gadgeteer :

https://gadgeteer.codeplex.com/

Pour télécharger une version gratuite de Visual Studio :

https://www.visualstudio.com/fr-fr/products/free-developer-offers-vs.aspx

Pour rejoindre le groupe NET Gadgeteer France :

https://www.facebook.com/groups/467501433315274/

Pour toute information complémentaire ou commande de modules NET Gadgeteer, notre équipe s’en charge : contact@synergiz.com

Philippe, merci pour le temps consacré à répondre à cette interview. Rendez-vous les 11 & 12 avril sur le stand Synergiz Quay Duguay-Trouin à Saint-Malo.

www.makerfairesaintmalo.com

Objet connecté : ce qui va changer notre manière de concevoir

L’Internet des Objets, également intitulé Internet of Thinks (IoT), est une tendance de fond que l’on voit arriver aujourd’hui dans les entreprises, mais que l’on ne perçoit pas encore complètement.

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Conception, matériau, énergie : le nouveau paradigme

Dans l’Internet des Objets, on a bien entendu l’objet connecté type « bijou », celui que l’on va mettre au bras. Pour autant, l’Internet des objets, c’est bien plus que cela : c’est cette capacité à doter « d’intelligence » n’importe quel objet du quotidien, pour un usage professionnel ou domestique. Pour les entreprises, cela commence déjà par se traduire par des réseaux de capteurs de données permettant de parfaire les modèles analytiques existants, voire de poser les premières briques du développement du prédictif. Il s’agit surtout d’un pari fondamental pour les sociétés utilisatrices qui recherchent constamment à offrir aux consommateurs des services qualifiés et personnalisables. Côté infrastructure, pour la sphère informatique, il existe aussi de véritables enjeux en termes de fiabilité et de sécurité. Mais cela conduit surtout à relever de nouveaux challenges en matière de conception, de matériau et d’alimentation énergétique.

L’approche par le design pour appréhender les usages

C’est une tendance de fond : l’objet connecté nécessite d’intégrer de plus en plus rapidement la notion de design. Encore considéré il y a peu comme le parent pauvre, l’approche par le design permet de focaliser un projet sur le besoin et la façon dont on va y répondre. Trop souvent restreint à l’esthétisme ou l’ergonomie, le design va beaucoup plus loin que cela. C’est la raison d’être de l’objet : pourquoi est-il fait ? Comment va-t-il être manipulé ? Cette nouvelle approche est aussi renforcée par la montée en puissance des « Makers ». Né aux Etats-Unis il y a quelques années, ce mouvement se traduit aujourd’hui par une déferlante de manifestations de « bidouilleurs » qui vont prototyper et tester des modèles. Cela s’inscrit également dans une logique d’innovation ouverte où les « start-up week-end », « boots camps » et autres « hackathons » fédèrent des acteurs pour créer de nouveaux objets connectés en agrégeant des compétences autour du matériel, du logiciel, du design et du marketing.

Des laboratoires de quartier pour accéder à la phase expérimentale

Passée la phase de prototypage, à base de Gadgeteer ou d’Arduino (peu importe), les « Maker Spaces » ou autres « Fablabs », qui commencent à fleurir sur nos territoires, offrent la possibilité d’imprimer en 3D prototype et packaging et de mettre très rapidement le produit dans les mains des utilisateurs afin de voir comment ils réagissent. Pour ce qui concerne la phase d’industrialisation, là bien entendu, il s’agit d’une autre histoire …

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Pour comprendre et se familiariser avec cette nouvelle tendance, deux grands événements auront lieu en France à Paris et en Province au Printemps. Vous pourrez y croiser nos « Makers » maison qui vous feront partager leur approche du sujet.
Mini Maker Faire – Saint-Malo – 11&12 avril 2015
Maker Faire – Paris – 2&3 mai 2015

Crédits photos : Bakhtiarzein, Fabrice Barbin.